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EDITORIAL

    La greffe, fantastique aventure du 20ème siècle, est un fait de société incontournable.

    Les premiers succès chez l’homme dans le monde remontent aux années : 1959 pour le rein, 1967 pour le coeur ; Premières transplantations en France pour le rein en 1955, le coeur 1967, le foie 1972, le pancréas 1976, le bloc coeur poumons 1982, les poumons seuls 1987.

    La greffe intervient lorsque les traitements deviennent insuffisants et que le malade entre dans une phase que les médecins nomment terminale. Elle est toujours pratiquée dans un centre hospitalier universitaire.

    Les prélèvements d’organes se font uniquement dans des hôpitaux publics accrédités par le ministère de la santé et ne sont possibles qu¹en cas de mort encéphalique constatée (sauf pour le rein et le foie, sous certaines conditions, avec des donneurs vivants). Des règles de sécurités très strictes sont appliquées.

    Plus le temps entre le constat de mort encéphalique et le prélèvement est élevé, moins les organes sont fonctionnels, le temps de conservation des organes prélevés n¹est que de quelques heures soit environ 4 heures pour le coeur, 10 heures pour le foie et les poumons et jusqu’à 36 heures pour les reins. Il faut donc agir très vite. Mais pour assurer le plein succès de cette formidable mécanique il faut des greffons en bon état et là les difficultés commencent.

    Quelques chiffres en 2007 :

    • nombre de patients en attente de greffe : 11 942
    • nombre de greffes effectuées : 4 146


    • nombre de patients restant en liste d'attente de greffes au 31 décembre 2007:
    • 7.675 dont 270 pour une greffe cardiaque, 140 pour une greffe pulmonaire et 28 pour une greffe coeur-poumons; 5678 malades nouvellement inscrits en liste d'attente au 31 décembre 2007
      • nombre de greffes effectuées en 2007:
      • 4666 dont 366 cardiaques,203 poumons et 20 coeur poumons
        • nombre de donneurs prélevés en 2007: 1562
        • En France, on enregistre chaque année environ 500 000 décès.

          Le nombre de personnes en état de mort encéphalique recensées ne représente que 0,57 % de tous les décès.
          C’est donc un état très rare : les prélèvements d’organes qui permettent de sauver des vies le sont également.
          Ils dépendent du choix de chacun d’accepter ou refuser de donner ses organes après sa mort. La loi adopte le principe du consentement présumé.

          L’opposition des familles représente28%. C’est pourquoi, il est important de faire connaître sa volonté à sa famille : si lors du décès, le médecin n’est pas informé de la décision du défunt par le port d’une carte de don ou, au contraire, l’inscription sur le registre national des refus, il devra s’efforcer de recueillir le témoignage de sa volonté auprès de sa famille.

          Le choix qui doit être fait de son vivant est celui d’un citoyen face à ses responsabilités, à sa conscience : il ne pas faut laisser décider les autres à sa place. Il est d’autre part souhaitable d’éviter des démarches trop souvent douloureuses aux familles.

          Ce choix du don repose sur 3 principes :

          • le CONSENTEMENT
          • l’ANONYMAT entre donneur et receveur
          • la GRATUITE


          Laissons la conclusion au Professeur Christian Cabrol, pionnier européen des transplantations cardiaques :

          « Nous devons prendre conscience que nous sommes les seules sources d’organes et que notre corps est une richesse fabuleuse.
              Ne pas en faire profiter les autres est comparable à se faire enterrer avec tous ses trésors, tout ce qui n’est pas donné est perdu ».










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